Landfabrik
A propos

Habiter un TERRitOIRe c’est regarder nos actions avec un peu de recul, remettre de la poésie dans la simplicité d’un objet, être en place sur le lieu et sur place dans l’action.

LANDFABRIK est une agence d’architecture et de paysage engagée depuis sa création dans la recherche et le développement de projets environnementaux novateurs s’appuyant sur les interactions multiples qu’ont les projets avec le territoire d’implantation. L’agence est dirigée par ses trois fondateurs, architectes et paysagistes DPLG.

Nous avons poursuivi l’idée qu’une prise en compte des logiques systémiques et cycliques d’une approche globale était nécessaire pour apporter des solutions adaptées et surtout cohérentes les unes avec les autres. Cette réflexion n’a trouvé de sens qu’à l’échelle d’un territoire bien défini, mettant en évidence les échelles de logiques et les actions à mettre en place pour y répondre.

Aujourd’hui, avec l’aide de nos partenaires et de maîtrises d’ouvrage engagées, nous arrivons à développer et produire des projets novateurs. Cette pratique nous montre aussi les champs d’investigation à investir pour le développement d’une production plus frugale, efficiente, durable, économe et respectueuse.

Manifeste pour habiter un territoire résilient

De la volonté de confronter nos pratiques architecturales et paysagères est née l’agence Landfabrik. Pendant les premières années, nous avons mené une large réflexion autour du bâtiment mimétique qui nous a permis de poser les bases actuelles de notre travail de recherche : associer les enjeux constructifs du bâti dans un rapport au territoire à différentes échelles de temps.

Nous avons ensuite développé des concepts de bâtiments autosuffisants s’inscrivant dans des cycles multiples impliquant production et recyclage sur le même lieu : cycle de la matière, de l’eau, du végétal ou de l’énergie. Cette réflexion s’appuyait sur l’intégration au processus créatif des principes constructifs bioclimatiques, de l’utilisation des ressources disponibles et d’une volonté d’impact minimal. Réalisées lors de festivals, concours d’idées nationaux et internationaux, ou sous forme de recherches-actions lors d’installations éphémères, ces différents projets ont fait l’objet de publications ou d’expositions.

Durant cette période, nous avons aussi assisté à une véritable prise de conscience de l’urgence climatique et de l’obligation de créer ensemble un monde post-carbone. Confortés dans notre engagement, nous avons souhaités poursuivre notre recherche théorique sur l’approche systémique permacole qui vise à concevoir des systèmes ou cycles en s’inspirant de l’écologie naturelle et de la tradition. Nous avons adaptés et fait évoluer ses principes pour répondre aux enjeux de la commande publique.

En effet, le cloisonnement thématique limite encore la création de systèmes cohérents car il focalise souvent l’investissement sur une ou deux actions identifiables et symboliques, en occultant partiellement ou totalement les autres aspects. Il pousse aussi parfois à négliger les aspects sociaux qui font partie intégrante d’un système véritablement durable. Le projet doit donc être en mesure de générer de nouveaux processus citoyens pour la prise en compte du territoire. Il doit offrir l’opportunité d’une appropriation spatiale à toutes les étapes (co-conception, chantiers participatifs, gestion). L’accessibilité universelle est intégrée de fait dans cette réflexion et relève de notre volonté de concevoir pour le plus grand nombre dans une approche non discriminante.

Notre recherche autour des systèmes agro-paysager nous a ouvert la voie à une transition basé sur le progrès social et écologique. Pour nous les questions agricole et environnementale doivent rester centrales si l’on veut tendre vers un territoire productif et donc plus résilient. L’enjeu agricole nous a aussi fait prendre conscience de son importance pour la production architecturale : type de production, valorisation des sous-produits, circuits courts, identité locale.
En parallèle, nous avons étudiés les mécanismes du métabolisme territoriale pour comprendre les ressort du processus de reconstruction. Transformer un « déchet » en « matière première », devient donc plus qu’une simple économie de la ressource ; c’est remettre dans le cycle de l’évolution des morceaux d’Histoire afin de façonner l’identité d’un territoire plus sobre. C’est aussi regarder nos actions avec un peu de recul, remettre de la poésie dans la simplicité d’un objet, être en place sur le lieu et sur place dans l’action.

Notre pratique nous a surtout permis d’intégrer une plus grande technicité sur des problématiques variées : choix et mise en œuvre des matériaux bio-sourcés en lien avec la ressource disponible locale, performance énergétique et ventilation naturelle, mise en évidence du rôle rafraîchissant, régénérant et filtrant du végétal.
Les freins administratifs et techniques à notre pratique nous montre aussi les nouveaux champs d’investigation à emprunter pour le développement d’une production plus efficiente, durable, économe et respectueuse.

Approche conceptuelle

Depuis les dix dernières années, nous avons assisté à une véritable prise de conscience de l’urgence climatique qui nous conforte dans notre positionnement et notre approche conceptuelle. Nous avons poursuivi l’idée qu’une prise en compte des logiques systémiques était nécessaire pour apporter des solutions adaptées et surtout cohérentes les unes avec les autres. Cette réflexion n’a trouvé de sens qu’à l’échelle d’un territoire bien défini, mettant en évidence les enjeux de logiques cycliques, et les actions à mettre en place pour y répondre.

En s’appuyant sur les conclusions de la recherche récente en collapsologie, nous avons structurés notre approche du projet post-carbone. Emprunt d’idéal et d’utopie, nous souhaitons participer à l’anticipation d’une migration vers une société plus frugale mais plus unie. Une société qui interroge la manière dont elle se nourrit pour repenser l’ensemble de ses actions dans un écosystème basé sur les cycles complets et à technologie simple.
La résilience d’une société passe par la réappropriation de l’acte de produire, même si celui-ci ne parvient pas à couvrir l’ensemble de ses besoins. Car produire des légumes, aménager son habitat, investir les espaces de sociabilisation sont les premiers actes qui entraîneront l’ensemble de la population dans ce nouveau paradigme de société.
Par exemple en s’appuyant sur les matériaux biosourcés disponibles dans le territoire donné (bois, paille, terre pour ne citer qu’eux) et en poussant la réflexion sur l’origine et l’impact écologique et social lié à leur production et mise en œuvre, nous avons donc constitué des embryons d’un cycle complet et vertueux.

L’enjeu de la méthode est de toujours positionner l’humain par son potentiel d’action au cœur du système. Cette réflexion valorise les petites gestes simples individuels ou collectifs (créer un compost d’immeuble), cherche à structurer des filières (paille par exemple) en mobilisant les énergies.

Équipe

Didier CHÉNEAU

paysagiste et co-gérant

Il est diplômé de l’École Nationale Supérieur d’Architecture et de Paysage de Bordeaux. Depuis l’agence de Grenoble, lieu d’expérimentation en micro-agriculture, il poursuivi cette démarche de recherche au sein de l’agence, en axant cette fois-ci la réflexion sur l’approche du système permacole.

Gilles RINGUEZ

architecte et co-gérant

Il est diplômé de l’École d’Architecture de Paris Val-de-Seine.En parallèle il a suivi le DEST Ingénierie civile aux Arts et Métiers. Cette double formation lui a permis d’appréhender plus particulièrement les problématiques structurelle.

Benoit ROUGELOT

architecte et co-gérant

Il est diplômé de l’École Nationale Supérieur d’Architecture et de Paysage de Bordeaux.

Il met en place une démarche de recherche en travaillant très tôt sur les bâtiments économes en énergie basé sur des matériaux biosourcés locaux, en particulier le matériau paille, dont il assure aussi la promotion au sein du Collect’IF Paille (région) et du Réseau Français de la Construction en Paille (RFCP)

Ils s·ont landfabriqué·e·s

Javier Fraga Cadórniga, Manuel Calabro, Christophe Cardosa, Pauline Ramisse, Remy Deleu, Aude Sauget, Flora Dupont, Axelle Jabaudon, Charles Delarue, Lucille Coupra, Ali Karami, Camille Binder, Marie Hassan, Kamila Lalmi, Manon Lervoire, Leonardo Alliel, Nour Yahia, Elise Geoffroy, Renaud Perrin, Sabina Mohamed, Julie Flambard

et nous les en remercions